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Chef de produit avec une spécialisation en ingénierie mécanique, concevant des systèmes et servant de lien entre produit, production et opérations pour maximiser l'impact. En dehors du bureau, je suis un grimpeur passionné, ancien compétiteur, et je continue à entraîner et à concevoir des parcours dans mon temps libre.
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Qu'est-ce que la DBO ?
La demande biochimique en oxygène — abrégée DBO — est une mesure de la quantité d'oxygène dissous dont les micro-organismes ont besoin pour décomposer la matière organique dans un échantillon d'eau à une température donnée sur une période de temps définie. En termes simples, elle répond à une question : quelle quantité d'oxygène cette eau consommera-t-elle au fur et à mesure que les bactéries décomposent la pollution organique présente ?
Plus la valeur de la DBO est élevée, plus la matière organique est abondante et plus l'oxygène est extrait de l'eau. Pour la faune et la flore aquatiques qui dépendent de l'oxygène dissous pour survivre, une mesure de DBO élevée est un signe d'alerte précoce de stress écologique.
Définition clé : La DBO est exprimée en milligrammes d'oxygène consommés par litre d'eau (mg/L) sur une période d'incubation standard — le plus souvent cinq jours à 20 °C, ce qui donne la valeur de la DBO₅ reconnue internationalement.
Pourquoi c'est important
Lorsque des déchets organiques — provenant des eaux usées, de l'industrie agroalimentaire, de l'agriculture ou des usines de papier — pénètrent dans un cours d'eau, les bactéries se mettent au travail pour les décomposer. Cette activité biologique consomme l'oxygène dissous plus rapidement que l'eau ne peut se réapprovisionner à partir de l'atmosphère, et souvent même plus vite que les méthodes mécaniques. En aval, l'eau peut devenir anoxique, produisant des gaz malodorants et créant des zones mortes.
La mesure de la DBO a été développée au début du XXe siècle par des scientifiques britanniques qui étudiaient la Tamise, alors fortement polluée. Elle reste l'indicateur standard utilisé par les régulateurs du monde entier pour fixer les limites de rejet des stations d'épuration des eaux usées et pour classer l'état de santé des rivières.
La méthode « traditionnelle » de mesure de la DBO₅
La procédure classique est simple dans son concept mais exige une technique rigoureuse en pratique.
Étape 1 — Collecter l'échantillon
L'eau est collectée dans des flacons étanches à l'air, en minimisant l'agitation afin de préserver les niveaux d'oxygène exactement tels qu'ils existent dans la source.
Étape 2 — Mesurer l'oxygène dissous (OD) initial
La concentration d'oxygène dissous est enregistrée au début à l'aide d'une sonde étalonnée ou par titrage Winkler.
Étape 3 — Incuber à 20 °C pendant cinq jours
Les flacons scellés sont placés dans un incubateur à l'obscurité à 20 °C pendant exactement cinq jours. L'obscurité empêche la photosynthèse d'ajouter de l'oxygène, ce qui fausserait le résultat.
Étape 4 — Mesurer l'OD final
Après cinq jours, l'oxygène dissous restant est à nouveau mesuré selon la même méthode.
Étape 5 — Calculer la DBO₅
Le résultat représente l'oxygène consommé par l'activité microbienne au cours de la période d'essai.
Lorsque la charge organique attendue est très élevée — comme dans le cas d'eaux usées brutes — l'échantillon doit d'abord être dilué avec de l'eau saturée en oxygène pour s'assurer qu'il reste suffisamment d'oxygène à la fin de l'essai pour enregistrer une différence significative. Des bactéries d'ensemencement peuvent également être ajoutées lorsque la population microbienne indigène de l'échantillon est insuffisante pour mener la décomposition à un rythme régulier.
Interprétation des résultats
Les valeurs de DBO couvrent plusieurs ordres de grandeur selon la source.
Source d'eau | DBO₅ typique (mg/L) | Qualité |
|---|---|---|
Rivière ou lac propre | 1 – 2 | Bonne |
Rivière modérément polluée | 3 – 8 | Moyenne |
Effluent mal traité | 20 – 100 | Mauvaise |
Eaux usées domestiques brutes | 150 – 300 | Très mauvaise |
Eaux usées de l'industrie agroalimentaire | 500 – 10 000+ | Grave |
La plupart des normes réglementaires pour le rejet des eaux usées traitées dans les rivières exigent que la DBO₅ soit inférieure à 20–25 mg/L ; de nombreuses normes européennes fixent la limite à un niveau aussi bas que 5 mg/L pour les eaux réceptrices sensibles.
Limites et alternatives
L'attente de cinq jours est le plus grand inconvénient pratique de ce test. Les exploitants de stations d'épuration qui gèrent des processus en temps réel ne peuvent pas attendre cinq jours pour obtenir un résultat. Cela a conduit au développement de plusieurs indicateurs plus rapides.
La demande chimique en oxygène (DCO) oxyde toute la matière organique par voie chimique plutôt que biologique et donne un résultat en quelques heures. Elle a tendance à indiquer des valeurs plus élevées que la DBO car elle mesure tout ce qui est oxydable, et pas seulement ce que les bactéries consomment.
L'analyse du carbone organique total (COT), par détection infrarouge, fournit des résultats en quelques minutes et est devenue la méthode préférée de nombreux laboratoires modernes, bien qu'elle nécessite un étalonnage spécifique au site par rapport à la DBO pour être exploitée dans un cadre réglementaire.
Chez Waboost, nous proposons le Capteur STACSENSE d'Aqualabo qui mesure la DBO, la DCO et le COT.
Résumé
Le suivi de la DBO n'est pas une simple formalité de conformité. Il est à la base des décisions concernant la charge organique qu'un milieu récepteur peut absorber en toute sécurité, la manière dont une station d'épuration doit être exploitée et l'évaluation du respect des autorisations par les rejets industriels. Il reste l'un des outils analytiques les plus largement utilisés en sciences de l'environnement, plus de cent ans après sa création.



