La plupart des exploitations en serre qui surveillent l’oxygène dissous le font en un seul point — généralement quelque part près de la cuve de mélange ou du collecteur. Cela semble logique : maîtriser ce que l’on peut maîtriser, mesurer là où l’on dose. Mais dans un système de goutte-à-goutte en boucle fermée avec un seul point d’oxygénation à l’entrée de la lagune et 100 mètres ou plus de tuyauterie entre l’injection et les goutteurs les plus éloignés, un seul capteur crée un angle mort fondamental.
L’injecteur se trouve à une extrémité. Les racines sont à l’autre. Tout ce qui se passe entre ces deux points — décroissance liée à la température, consommation d’oxygène par le biofilm, pertes pendant le transit en cuve, turbulence au niveau des émetteurs — est invisible pour un contrôleur qui n’en surveille qu’un seul.
Cet article décrit une architecture à deux capteurs qui comble cet écart : un capteur à la sortie de la lagune (juste après l’injecteur) pilotant l’injection marche/arrêt, et un capteur au niveau des goutteurs fournissant un retour intégratif lent afin d’adapter au fil du temps la consigne de la lagune.